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20/09-25/09/2018 - Sucre

Dernière mise à jour : 3 juin 2019

Nous arrivons à Sucre en début d’après-midi et montons tout de suite à la Recoleta, colline où fut fondée la ville de La Plata (maintenant appelée Sucre) en 1538, sous le règne de Charles-Quint.

La ville, depuis, n'a cessé de croître et de prendre de l'importance administrative.

C’est à cette époque que les missions jésuites se multiplient et que les Jésuites y fondent l’université Saint François-Xavier.

La Plata, par l'administration, est associée à la ville minière de Potosi au temps de sa splendeur (1545-1650). L'essor des mines d'argent transforme l'économie de l'Europe.

La ville est le berceau des révoltes pour l’indépendance.

La victoire du général Sucre à Ayacucho (1825) apporte l'indépendance. La nouvelle République est nommée en l'honneur de Bolivar, le "libertador" : héros de la révolution qui a abouti à l’indépendance de la Bolivie. Sa capitale prend le nom du général vainqueur en 1839.

Elle reste aujourd’hui la capitale constitutionnelle et siège du pouvoir judiciaire du pays, mais surtout le trésor immaculé du patrimoine bolivien. L’influence espagnole y est omniprésente : les grandes propriétés du temps des conquistadors sont décorées à l’andalouse et les balcons de bois surplombent les rues alignées en échiquier.

Sucre compte 260.000 habitants et est perchée à 2700m d’altitude.


Après une longue pause déjeuner au soleil, sur la colline qui domine la ville, nous partons visiter le Musée des arts indigènes (http://asur.org.bo/es/museo/museo), qui retrace de manière très intéressante les principales coutumes concernant les textiles, la danse et la musique des 36 peuples indigènes de Bolivie. On a aussi pu admirer une tisserande à l’œuvre : c’est d’une immense richesse et finesse, et le travail est énorme ! Les enfants - et nous - ont été fascinés.


Place de la Recoleta

La Recoleta



Nous continuerons notre visite de Sucre, avec la Casa de la libertad (http://www.casadelalibertad.org.bo/) - visite très enrichissante sur la ville de Sucre et sur l’indépendance de la Bolivie – et le Museo del tesoro, qui explique l’exploitation des mines (or, argent, émeraude, pierres semi-précieuses) en Bolivie – également très intéressant ! Nous découvrons l’existence de la bolivianite : pierre qui n’existe qu’en Bolivie, mélange d’améthyste et de citrine.

La ville est vraiment très très jolie, toute blanche, avec des boutiques d’artisanat et des restos sympas, une place centrale animée. Si ce n’était la pollution des voitures qui vous envoie des relents d’essence à longueur de journée, cela sera parfait ! A part ce bémol, nous avons vraiment beaucoup, beaucoup aimé Sucre, ce fut encore une belle découverte en Bolivie…


Plaza 25 de Mayo








Bolivienne en costume traditionnel

Tradition et modernité se côtoient...


Vendredi, alors que nous travaillons dans un café de Sucre, la famille de français rencontrée à Samaipata nous contacte : ils sont encore à Sucre. Du coup, nous allons déjeuner ensemble et nous réservons une rando guidée pour le lendemain pour tous les 8. Puis nous partons nous balader dans Sucre, avant de faire une pause jeux dans un parc et de dormir dans une ruelle derrière.


Martin a commandé une empanada au fromage...

Le lendemain rdv 7h avec notre guide de Condors Trekkers (http://www.condortrekkers.com) ainsi que Franck, Laetitia et leurs enfants, pour 1h de voiture jusqu’à la Cordillera de los Fraises, à Chataquila (3600m d’altitude). A partir de là, nous empruntons pour 4.5km le sentier des Incas, créé pour transporter à dos de lamas les marchandises, notamment jusqu’à Tarabuco, centre de troc de la région. Nous évoluons dans un paysage splendide de montagnes avec des lignes de couleur dans les bleu, gris, vert, marron, …


Petit dej' avec notre guide à Chataquila
Sur le sentier des Incas

A 3600m d'altitude

Après une pause déjeuner, nous roulons jusqu’au cratère de Maragua (8km de diamètre à sa base, 18km de diamètre à son sommet). Ce cratère a pour origine soit un mouvement de tectonique des plaques, soit une énorme éruption.

De là nous partons jusqu’à une roche penchée, qui contient des empreintes de 4 dinosaures différents (ankylosaure, brontosaure, théropode (une sorte de petit T-rex), et un 4ème) datant de 650 millions d’années ! A l’époque le sol était boueux et des sédiments auraient recouvert les traces et se seraient ensuite fossilisés. C’est assez fascinant de mettre ses pas dans ceux des créatures peuplant la planète il y a 65 millions d’années …


Pause dej' au refuge avec nos amis français

Dans notre mini-bus avec chauffeur et guide

Dans le cratère

Dans le cratère

Empreinte de diplodocus...

Jeanne met sa main dans une empreinte de théropode

Martin met sa main dans une empreinte de théropode

Nous repartons, et Philippe commence à se sentir brassé, il pense au mauvais café du matin, mais ça empire, et après plusieurs épisodes houleux nous sommes fixés sur le diagnostique : il a le mal des montagnes ! C’est vrai que nous sommes montés à 3600m mais nous sommes tout de suite redescendus, donc nous pensions que ça irait... Nous reprenons la route pour 2h30 de piste … soit le dernier endroit où tu as envie d’être quand tu es malade comme un chien …


Nous nous posons ensuite pour 2-3 jours chez Alberto et Felicidad, qui accueillent les camping-cars dans leur cour, avec accès à la cuisine, la douche, l’eau, l’élec, … pour une somme raisonnable. De plus c’est à 15mn à pieds du centre, et nous pourrons donc laisser le camping-car : Sucre étant tout en pentes et très embouteillée, Passepartout n’y est pas à l’aise !

Nous passons le dimanche au calme, Philippe n’étant pas en état de bouger, même s’il n’est plus malade. Martin et Jeanne jouent avec Clément et Lisa, avant qu’ils ne repartent avec leurs parents Franck et Laetitia, on travaille, on bricole,…


Scène de vie quotidienne : la vaisselle

Scène de vie quotidienne : la tonte

Scène de vie quotidienne : le nettoyage du panneau solaire

Et le soir nous prenons l’apéro avec Gérard et Anne-Marie, couple de la Haute-Garonne, jeunes septuagénaires, qui voyagent en 4x4 depuis … 10 ans ! A la retraite ils ont pris le rythme de faire 3 mois en France et 3 mois en voyage. Ils ont ainsi sillonné la Mongolie et les pays en -tan de l’Asie, l’Asie du sud-est, l’Australie, le sud de l’Afrique, l’Amérique du nord au sud, et depuis mai 2016 ils refont le trajet Alaska -Amérique Latine. Et pour les 10 ans de chacun de leurs petits-enfants, ils les emmènent dans la destination de leur choix pour 2 semaines de vacances dans leur 4x4 aménagé ! Nous avons passé une soirée très, très agréable, avec des gens épatants ! Ca peut nous donner des idées…

Gérard et Anne-Marie devant leur super 4x4 aménagé

Autre anecdote : nous avons croisé les zèbres de la circulation de Bolivie, sur lesquels nous avions vu un reportage dans Last Week Tonight il y a 1 an ou 2 (http://www.madmoizelle.com/john-oliver-zebres-744235) : La Paz étant la ville la plus embouteillée du monde, des membres d’une association ont pris l’initiative de faire la circulation déguisés en zèbres et de « civiliser » les comportements depuis une 15aine d'années. Ils sont maintenant présents également à Sucre :


Nous quittons Sucre direction Potosi et ses mines d'argent. Il n'y a que 200km, mais nous ferons la route avec 2 haltes car nous allons monter de 1300m et nous voulons respecter des paliers de 500m toutes les 24h pour diminuer le risque de mal des montagnes (encore plus, après l'épisode avec Philippe) :


Halte sur les hauts plateaux

Devoirs à 3300m d'altitude

A notre 2ème halte à 3750m, vers 9h nous nous installons pour partir sur Potosi - il reste 15km. Philippe met le contact … rien … il ré-essaye … rien. Nous pensons d'abord à un problème de batterie et arrêtons un camion sur la route, qui accepte de nous aider. Nous branchons les fils entre notre batterie et la leur … rien … Les 2 gars proposent alors de nous tracter jusqu'au prochain village. Il commence par nous pousser pour qu'on se mette dans le bon sens (nous étions à une 30aine de mètres de la route dans le mauvais sens). Puis on attache une corde entre eux et nous, et il nous tracte. Au bout de quelques temps, nous re-démarrons… ouf ! On enlève la corde et nous arrivons à Potosi. Nous pensons que le froid de la nuit (0°) a endommagé le démarreur ou a figé le diesel (de très mauvaise qualité) dans le filtre.

Nous nous garons dans le quartier des garagistes (il faut savoir qu'en Bolivie toutes les villes sont organisées par quartier : le quartier des garagistes, celui des batteries, celui des téléphones, celui des avocats, …). Nous verrons demain !


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